En sérigraphie, l’encre traverse un écran tendu, une couleur après l’autre. Chaque teinte réclame son propre écran, préparé une fois pour toutes. Trois conditions décident de l’intérêt du procédé. Il faut une série d’une cinquantaine de pièces au moins, un visuel de deux ou trois couleurs aux contours nets et l’intention de reprendre ce marquage plus tard. Réunies, elles font de la sérigraphie textile la solution la plus économique pour habiller une équipe entière ou un événement. En dessous de ce volume, le numérique garde l’avantage sur le prix.
Pourquoi le prix à la pièce baisse avec la quantité
Un devis de sérigraphie sur textile additionne deux postes de nature différente. La préparation est un montant fixe, un écran par teinte, payé une seule fois. L’impression, elle, se règle à la pièce. Plus la série s’allonge, plus le coût par exemplaire baisse, parce que le poste fixe se répartit sur un nombre croissant de vêtements et finit par ne plus peser grand-chose.
Votre budget dépend d’abord de la quantité commandée. Le nombre de teintes et l’article choisi font le reste, dans des proportions qui changent d’un projet à l’autre, si bien que chaque prix est calculé au cas par cas. L’offre chiffrée vous parvient sous 24 heures, gratuitement et sans engagement.
Nos conditions de production posent en revanche des repères fermes :
● La commande démarre à 15 pièces, en impression comme en broderie.
● Quatre couleurs par design passent en standard, les teintes spéciales et les références Pantone s’ajoutant sur demande.
● Votre fichier d’impression reste archivé chez nous, prêt à ressortir pour une commande suivante.
● L’expédition standard est gratuite, GLS livrant en un à trois jours ouvrables.
L’archivage du fichier est le point que les comparatifs oublient. Une série commandée une fois et la même série reprise saison après saison reçoivent le même devis de départ, alors que leur coût réel n’a rien de comparable. Ce détail n’apparaît sur aucun devis. Une tenue de club, elle, ne paie la préparation qu’une seule fois.
Les atouts de la sérigraphie face au numérique
Sur un support foncé, l’impression numérique ne rattrape pas complètement l’écran. L’écart tient à l’épaisseur de la couche déposée. L’encre de sérigraphie couvre le tissu entièrement, si bien qu’un logo blanc ressort net sur un sweat noir ou bleu marine dès le premier exemplaire, sans passage supplémentaire.
Chaque teinte est mélangée avant l’impression. La référence Pantone que vous nous indiquez sert de base, au lieu d’être approchée par le mélange d’une imprimante numérique, comme c’est le cas en DTG. Votre charte graphique est donc respectée au plus près.
Élastiques, les encres de sérigraphie suivent l’étirement du tissu. Leur résistance aux lavages répétés se voit surtout sur les vêtements de travail personnalisés, portés et lavés chaque semaine par la même équipe pendant des mois. Avec quelques précautions d’entretien, le marquage reste lisible pendant des années.
Beaucoup de demandes se ressemblent. Un logo à deux couleurs, aux contours francs et sans dégradé, décliné sur des dizaines de polos personnalisés ou de sweats, réunit les conditions idéales de la sérigraphie sur textile. Sur ce profil, le prix par pièce descend vite et le rendu tient dans le temps.
Quand une autre technique s’impose
Avec une photo ou un dégradé, la sérigraphie sur textile coûte cher pour un résultat moyen. Cela tient à l’écran. Un dégradé se décompose en une multitude de nuances, et chacune réclamerait son propre écran, pour un résultat qui resterait de toute façon en deçà d’un tirage photo. L’impression numérique directe, ou DTG, travaille sans écran et sans limite de couleurs. Pour ce type de motif, c’est elle qui s’impose, sans aucun frais de calage.
Sous 1 mm d’épaisseur, un trait perd sa netteté à l’impression, voire disparaît. L’encre comble les espaces les plus serrés de l’écran. Une typographie à filets ultrafins gagne à être épaissie avant la production, et ce réglage intervient au moment où nous préparons votre fichier, un service inclus dans l’offre.
Impression et broderie partent du même minimum de commande. La différence se joue plus haut. Entre 15 et 50 exemplaires, les frais d’écran pèsent encore lourd sur le prix unitaire, si bien que le numérique, sans frais de préparation, revient souvent moins cher. Au-delà de 50, la sérigraphie devient nettement plus économique.
Au toucher, la broderie se reconnaît immédiatement. Sur une veste de direction ou un polo d’accueil, elle apporte un relief que l’encre ne produit pas, et ce relief fait une bonne part de l’effet haut de gamme recherché.
Le nombre de couleurs que supporte votre visuel
Un vêtement foncé reçoit une sous-couche blanche avant l’application des couleurs définitives. Elle se comporte exactement comme une couche d’impression supplémentaire, et elle entre donc dans le compte des teintes bien avant la première épreuve de contrôle que nous vous envoyons. Un t-shirt noir en deux couleurs demande autant de préparation qu’un motif tricolore sur support blanc. Le blanc compte comme une couleur.
De la demande à la livraison, étape par étape
Toutes les commandes suivent un parcours identique.
- Vous nous envoyez votre sélection d’articles depuis la page produit, gratuitement et sans engagement.
- Vous recevez une offre individuelle, en général dans les 24 heures.
- Après votre confirmation, nous préparons le fichier pour l’impression, avec séparation des couleurs et mise à la bonne résolution. Cette préparation est incluse dans l’offre.
- Vous recevez un croquis avec la position exacte et le rendu de votre design sur l’article. Rien ne part en production avant votre validation.
- La production demande environ 10 jours ouvrables, puis GLS livre en 1 à 3 jours.
La validation qui clôt l’étape 4 est le dernier point de non-retour avant la production. Pour une broderie, nous réalisons un échantillon réel sur le textile commandé et vous l’envoyons en photo, parce que le rendu d’un fil dépend du tissu sur lequel il est piqué. Une impression se valide sur croquis. Monter les écrans pour une seule pièce n’aurait pas de sens. Vérifiez les dimensions et les teintes sur ce document, car plus rien ne se corrige une fois les écrans calés. Vos demandes de modification restent gratuites à ce stade, tant qu’elles sont techniquement réalisables.
Nous acceptons tous les formats courants, mais ils ne se valent pas. Un fichier vectoriel donne la séparation des couleurs la plus précise, et la différence se voit ensuite sur les contours du motif imprimé, surtout dans les petits caractères. Privilégiez l’AI, l’EPS, le SVG ou le PDF. Un JPG ou un PNG passe aussi, comme un CDR, si la résolution suit.
Textiles imprimables et emplacements courants
On pense d’abord à la sérigraphie sur t-shirt. Elle ne représente pourtant qu’une partie du catalogue, où la plupart des textiles peuvent passer sous l’écran dès lors que la matière supporte l’encre et le séchage. Quatre familles d’articles couvrent l’essentiel des commandes :
● Les hauts, des t-shirts imprimés aux polos, chemises et sweats à capuche.
● Vestes et gilets, portés par-dessus une tenue de service.
● Côté pièces de métier, les tabliers arrivent en tête, notamment en restauration.
● Sacs, bonnets, casquettes et serviettes complètent la gamme des accessoires.
Peu importe la taille, l’écran ne change pas. Dans une même commande, les tailles se combinent donc librement, du XS au XXL, à condition de garder un logo identique, puisque le coût de calage dépend du visuel plutôt que de l’article.
Une seule question décide de l’emplacement, à quelle distance le marquage doit être lu. En conversation, la poitrine gauche suffit et reste discrète. Dans une salle ou sur un stand, le centre de la poitrine porte nettement plus loin. Le dos offre la plus grande surface de toutes, c’est pourquoi les sweats à capuche et les vestes y reçoivent le nom qui doit rester lisible depuis l’autre bout d’un atelier. La manche et le col n’accueillent que les marquages secondaires.
Faire durer un marquage imprimé
Bien entretenue, une sérigraphie sur textile tient plusieurs années. La chaleur reste son principal ennemi. Le sèche-linge fissure la couche d’encre. L’assouplissant et l’eau de Javel l’attaquent d’une autre manière, sans chaleur, en agissant directement sur le marquage. Lavez à 30 ou 40 °C maximum, le vêtement retourné pour que le tambour travaille sur le tissu plutôt que sur l’encre, puis laissez sécher à l’air libre. Au repassage, travaillez sur l’envers ou contournez la zone imprimée.
Comparez un t-shirt d’événement porté trois fois et un polo de service porté deux ans. Tout se joue à l’usage. Ramené au coût par port, le classement des techniques n’est plus le même. Une impression un peu plus chère au départ devient la moins coûteuse dès que le vêtement reste en service pendant plusieurs saisons, comme c’est le cas d’une tenue de travail ou d’un polo d’accueil.
Questions fréquentes sur la sérigraphie textile
Quelle est la différence entre le flocage et la sérigraphie ?
Ces deux procédés diffèrent dès le départ. Le flocage découpe le visuel dans un film, puis le thermocolle sur l’article. L’encre, elle, passe au travers d’un écran, teinte par teinte, sans découpe préalable. En pratique, le film garde l’avantage sur de très petites quantités et sur un visuel monochrome, un numéro de dossard sur un maillot par exemple, où l’écran ne serait jamais rentable. Dès que la série s’allonge ou que le motif comporte de larges aplats, l’écran reprend le dessus.
Quels types de sérigraphie existe-t-il ?
Première distinction, le support de l’impression. Le motif est imprimé soit directement sur le textile, soit sur un film appliqué ensuite à la presse à chaud. La seconde vient de l’encre. Une encre à l’eau pénètre la fibre et donne un rendu mat, discret au toucher, mais elle couvre moins bien les supports sombres, qui demandent déjà une sous-couche blanche. Le plastisol reste en surface. Il couvre fortement, y compris sur les tissus très foncés, et supporte les lavages répétés. S’y ajoutent des versions à effet, métallisées ou fluo, réservées à des demandes plus spécifiques.
Comment se déroule une sérigraphie, étape par étape ?
Tout part du fichier. Il est séparé en couches, une par couleur. Chaque couche sert à insoler un écran, ce cadre sur lequel est tendu un tissu fin qui ne laisse passer l’encre qu’aux endroits du motif. Les écrans sont ensuite montés sur la machine et calés les uns par rapport aux autres, pour que les teintes se superposent exactement au même endroit. Le vêtement passe enfin en séchage, l’étape qui fixe l’encre.
Une sérigraphie a-t-elle de la valeur dans le temps ?
Ici, la valeur se mesure à la résistance du marquage, pas à la rareté. Un motif encore lisible après des années de lavages conserve tout son intérêt pour celui qui le porte. Deux facteurs déterminent cette résistance, l’encre choisie et l’entretien. La question prend un autre sens dans le monde de l’art, où une estampe signée et numérotée devient une pièce de collection, mais ce critère ne s’applique pas à un textile professionnel.
Avant de commander, faites vérifier votre visuel
Le plus simple reste de nous envoyer votre fichier avec votre sélection d’articles. Nous le regardons avant tout chiffrage. Si la sérigraphie textile n’est pas la bonne technique pour votre motif, nous vous le dirons franchement et nous vous orienterons vers le procédé qui convient, quitte à ce que ce soit la broderie ou l’impression directe.
